Congrès 2005 (5 et 6 avril) à Marseille5 avril, Port autonome de Marseille, les participants au congrès national embarquent en fin de matinée, sur le Napoléon-Bonaparte, le luxueux ferry de la SNCM. Dans l’aprés-midi, la championne du monde de boxe, Myriam Lamarre, se lâche. Pourquoi ne parle-t-on pas plus du sport féminin dans les médias ? La question ne trouvera pas vraiment de réponse sans doute parce qu’elle était un peu dérangeante dans un débat dont le thème était les nouvelles relations entre les sportifs et la presse. À première vue, le constat n’est guère réjouissant si l’on concentre la réflexion sur les sports professionnels, à commencer par le football où les problèmes sont les plus nombreux... Entraînements à huis clos, joueurs et entraîneurs qui ne viennent aux conférences de presse, climat détestable avec l’équipe de France, conventions non respectées, etc. Besoin d’intimité À écouter, les Pape Diouf, Philippe Tournon (football), Alain Weisz (basket) ou Serge Simon (rugby), le sport de haut niveau a besoin d’intimité pour travailler plus efficacement... «Tous les entraîneurs m’ont démontré que la technique n’est pas la même quand, il y a des journalistes autour du terrain», dit Philippe Tournon. Ce à quoi les journalistes rétorquent qu’ils ont besoin de matière pour écrire les papiers qu’ils ont à publier le lendemain... Et Thierry Rey, l’ancien champion du monde de judo de dire... «Pour quoi faire, parler encore plus de football ?» Ajoutant, avec un brin d’ironie, qu’il y a aussi des compétitions à huis clos, comme les championnats de France de judo par équipes... Là, c’est la presse qui ne vient pas. Question d’audimat, de lectorat, de droits, de ventes, en résumé de gros sous. La réponse à Myriam Lamarre est là. La distance mise entre le sportif et le journaliste nuit indéniablement à la qualité du travail journalistique. Beaucoup de nos confrères regrettent le temps où nous faisions partie de la famille... Un temps révolu, «un paradis perdu», comme cela a été dit, parce qu’autrefois, «là où il y avait un mec, maintenant il y en a 250 ; la connivence est perdue». Peut-être aussi parce que certains d’entre nous ont trahi la confiance donnée, ou qu’ils sont trop envahissants... Ou parce que le journaliste sportif est de moins en moins sportif. Mais, une fois encore, il faut relativiser. Les problèmes du football ne doivent faire oublier que dans la plupart des cas, les choses se passent bien... Pour Jo Maso, il faut communiquer, se parler, se comprendre. Finalement tout est question de respects mutuels. Pour lui, par exemple, «c’est rendre du respect à l’adversaire que d’aller à la conférence de presse, d’aprés-match». Finances redressées Qui dit congrès national dit aussi assemblée générale. Les bilans qui ont été présentés permettent aujourd’hui de voir l’avenir de l’USJSF un peu plus sereine. Le congrès de Calais avait été l’occasion de tirer violemment les sonnettes d’alarmes. Depuis des mesures drastiques ont été prises, et André Decarnelle, «notre Dédé», qui a pris en charge les finances nationales a pu présenter un bilan financier qui témoigne d’un redressement salutaire au cours d’une année qui a vu le déménagement de l’USJSF au ministère des Sports, et l’arrivée de Maud Verneau, une nouvelle secrétaire qui s’est rapidement mise au travail pour le plus grand bien de notre institution. Notre photo : La délégation Nord - Pas-de-Calais - Picardie sur le pont du Napoléon-Bonaparte. Photo : IVC Philippe Vincent-Chaissac |